Mixtape.

L’histoire de l’Auvernier Jazz Festival

Ca commence par la passion pour la musique et pour un lieu magique. L’actuel directeur et fondateur, Jean Martin Peer, désirait créer une nouvelle manifestation consacrée au Jazz dans un cadre privilégié qui mette le public en contact direct avec des artistes de renommée internationale. Un vœu qui se réalise chaque année depuis 2009 sur la plage d’Auvernier grâce une équipe dynamique qui travaille bénévolement pour mettre sur pied 3 jours de festival.

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Jeudi, on se chauffe, on s’ambiance

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Jeudi, on se chauffe, on s’ambiance

 

C’est une belle journée d’été, avec d’autres bénévoles, on monte au village pour écouter la fanfare d’Auvernier. Les instruments irradient au soleil, les trompettes, les cuivres, les tambours, tous s’accordent, s’alignent pour nous transporter dans leur monde. Les musiciens  sont beaux , très beaux dans leurs costumes noirs 😉
Je bois un coup de l’azur du ciel (et une bière) et me réchauffe aux derniers rayons de soleil. Finalement, on suit cette joyeuse parade jusqu’au bord du lac.

Sur le site, c’est comme un camp de vacances, une fête foraine, des rires, des pizzas,  des burgers, des gâteaux. Tournikoti tournicota. On me voit ! On ne me voit pas! Avec mes copines, on s’allonge à moitié dans l’herbe, on savoure un bout de cake au chocolat d’une taille plus que raisonnable.

La musique d’Afré & Pipo commence, leurs guitares font des embardées, je suis captivée par leurs techniques, leurs énergies. Des feuilles s’envolent, tourbillonnent dans les airs.
Un nuage rose s’étend paresseusement. Quand les premières notes de Django Reinhardt s’élèvent, je fais un bond en terre manouche.
J’imagine un cheval blanc qui galope dans le sable, des volutes grise, brune, rose. Les gens autour de moi retiennent leur souffle. On touche une culture du bout des doigts. Les guitares bourdonnent, comme de petits hannetons fous capturés dans une paume. Je suis bien ici, je resterais volontiers comme ça, pour toujours,  avec vous qui frappez dans vos mains!

On continue la soirée, les gens sont sympas, je me dis que les neuchâtelois pourraient recevoir une médaille pour leur bienveillance.

Irina & Jones arrivent, il n’y a qu’un pas entre le lac, eux et le public. Sa voix groovy s’élève, la magie opère. Claquement de main, hochement de tête en rythme, on revit les années 90. Dans ma tête, je fais une balade en décapotable, le soleil brille sur le pare-brise. On s’arrête pour déguster un milkshake. Une serveuse sur patins à roulettes, des créoles bling-bling. On reprend la route pour admirer un coucher de soleil sur la vallée. Tout ça me fait voyager! La musique est une source inépuisable de magie.  Et en vous regardant, je me dis que je ne suis pas la seule à le ressentir.

La soirée se termine, je reprends mon vélo pour rentrer jusqu’à Neuchâtel la tête et le coeur remplis de musique.

 

Photo: Marc Alain Zimmerli

Texte: Stéphanie