Mixtape.

L’histoire de l’Auvernier Jazz Festival

Ca commence par la passion pour la musique et pour un lieu magique. L’actuel directeur et fondateur, Jean Martin Peer, désirait créer une nouvelle manifestation consacrée au Jazz dans un cadre privilégié qui mette le public en contact direct avec des artistes de renommée internationale. Un vœu qui se réalise chaque année depuis 2009 sur la plage d’Auvernier grâce une équipe dynamique qui travaille bénévolement pour mettre sur pied 3 jours de festival.

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Le off, la tireuse et les copains

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Le off, la tireuse et les copains

Après une annulation de ma part, un lapin du sien, quelques chassés croisés durant les quatre jours du festival, Cécile Chollet est venue vers moi dimanche après-midi au moment où je songeais à m’éclipser.
Elle a eu l’air étonnée quand j’ai pris une serviette pour y griffonner quelques notes. 

Je lui demande ce qu’elle fait en tant que bénévole. Elle me dit que c’est la troisième fois qu’elle vient à Auvernier, la première fois comme festivalière, l’année dernière elle était responsable de l’approvisionnement des bars, et elle fut aussi en dernière minute responsable de bar, vu que la titulaire ne pouvait plus être là. Elle devait gérer « des imprévus et des choses comme ça ». 

Cette année elle était également responsable des afters du off et de leur programmation. Le premier dj à l’AJF ? C’est elle qui a réussi à convaincre la hiérarchie d’accepter la venue de Superpruneau le samedi soir au caveau Godet. Elle l’avait rencontré à un mariage et elle trouvait que son style passerait bien dans cette ambiance-là, avec un son pas trop énergique mais juste bien dosé.

Non contente de gérer toutes ces choses ô combien importantes que sont la musique et l’approvisionnement liquide du public chéri, Cécile a également fait sa première scène publique lors de cette édition de l’AJF. Elle m’a dit que ce n’était p’têtre pas une bonne idée de cumuler autant de responsabilités à un moment aussi crucial, vu qu’elle jouait le vendredi en fin d’après-midi. Et pour cause : elle a appris pendant son soundcheck qu’il n’y avait toujours pas de tireuse à l’un de ses bars. Son pianiste était déjà saoulé de la voir souvent sur son téléphone en général, et ça ne s’est pas arrangé à cet instant capital de balance des sons.

Cécile s’était pourtant organisée pour ne pas devoir penser à cela pendant son concert, mais tout n’était pas encore disponible, les bacs à glaçon, du coup les glaçons non plus, et la tireuse qu’elle avait réservée avait été emmenée ailleurs pour la soirée du jeudi. Du coup, elle a confié son téléphone à une amie pour se concentrer sur sa musique. Elle s’était réveillée ce vendredi matin avec une excitation toute particulière, après avoir passablement répété avec son pianiste, c’était la première fois qu’elle allait chanter seule aussi longtemps, tout un set en public. Elle a passé un super moment, elle trouve qu’ils s’en sont bien sortis et que c’était chouette. Elle se souvient de jolies interactions avec toute sa famille, beaucoup de ses potes, le tout dans le cadre splendide de la terrasse de la Golée, avec les couleurs de la porte ronde et de la pierre illuminée par les rayons d’un soleil d’août.

Ce qui est sûr, c’est que si l’équipe du off devait changer, elle n’est pas certaine de revenir. Parce que finalement ce qui la fait bouger dans tous les sens à l’AJF, ce sont bien les copains.

Texte: Rouquiniol